Boeing : 17 000 salariés de SPEEA autorisés à faire grève après le rejet d’un projet d’accord

Les salariés des unités professionnelle et technique de SPEEA ont rejeté le projet de convention collective proposé par Boeing et donné à leur équipe de négociation le pouvoir de déclencher une grève. Le mouvement ne pourrait toutefois pas commencer avant l’expiration des accords actuels, le 6 octobre 2026.

Appareil de boeing
Appareil de boeing — photo d’illustration.Boeing Dreamscape

Les deux accords collectifs qui encadrent les personnels représentés par la Society of Professional Engineering Employees in Aerospace (SPEEA) arrivent à échéance le 6 octobre 2026. À l’issue du vote organisé en août, les membres des unités professionnelle et technique ont rejeté les propositions de Boeing et accordé à leur équipe de négociation le pouvoir de déclarer une grève à l’expiration des contrats. ([boeing.com](

Deux unités représentant environ 17 000 salariés

SPEEA représente environ 13 000 ingénieurs et scientifiques au sein de son unité professionnelle. Son unité technique regroupe pour sa part près de 4 000 techniciens, analystes, planificateurs et spécialistes. Ces salariés travaillent principalement dans les activités de Boeing situées dans l’État de Washington et en Oregon, avec également des effectifs sur certains autres sites américains. ([speea.org](

Il s’agissait de la première négociation complète entre Boeing et SPEEA depuis 14 ans. Les discussions avaient débuté au début du mois de juillet et portaient sur deux conventions collectives de quatre ans. L’équipe de négociation du syndicat avait initialement recommandé les offres présentées par l’avionneur, avant que les membres ne soient appelés à se prononcer. ([boeing.com](

Boeing active son plan de préparation

Après l’annonce des résultats, Boeing a indiqué qu’il mettait en œuvre son plan de continuité destiné à préparer une éventuelle cessation du travail. L’entreprise a également précisé qu’aucune nouvelle séance de négociation n’était programmée à ce stade et que les incitations financières proposées aux salariés en cas d’acceptation rapide de l’accord ne seraient plus disponibles. ([boeing.com](

L’avionneur souligne qu’il souhaite éviter une grève, tout en affirmant devoir protéger ses activités, ses clients et le reste de ses effectifs. Boeing précise qu’un arrêt de travail ne pourrait pas intervenir immédiatement : selon ses informations, la date la plus précoce serait le 7 octobre, au lendemain de l’expiration des contrats actuels. ([boeing.com](

Un risque pour les programmes en développement

Une grève de cette catégorie de personnel pourrait dépasser le seul cadre social. Les membres de SPEEA interviennent notamment dans les activités d’ingénierie, d’analyse, de planification et de certification. Reuters a relevé qu’un conflit prolongé pourrait compliquer certaines campagnes de certification de Boeing, notamment celles du 737 MAX 10 et du 777-9, même si l’ampleur réelle de l’impact dépendrait de la durée et des modalités du mouvement. ([live.euronext.com](

Pour l’heure, l’autorisation donnée à l’équipe syndicale ne signifie pas qu’une grève est certaine. Elle renforce toutefois la pression sur Boeing et ouvre une nouvelle phase dans les discussions. SPEEA a indiqué vouloir recueillir les priorités de ses membres afin de déterminer les conditions nécessaires à la conclusion d’un nouvel accord. ([speea.org](

À retenir

  • Environ 17 000 salariés de Boeing représentés par SPEEA ont rejeté les offres contractuelles soumises au vote.
  • L’équipe de négociation syndicale dispose désormais d’un mandat pour déclencher une grève.
  • Le mouvement ne pourrait pas commencer avant le 7 octobre 2026, après l’échéance des accords actuels.