Norvège : une grève de contrôleurs aériens perturbe le trafic dans plusieurs aéroports

Une grève de contrôleurs aériens a débuté vendredi 21 août en Norvège après l’échec des négociations entre le syndicat NFF et les employeurs. Le mouvement affecte notamment Oslo-Gardermoen, Bergen-Flesland et plusieurs services de contrôle, avec des retards et des annulations signalés sur le réseau d’Avinor.

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osl — photo d’illustration.Avinor Oslo lufthavn/Espen Solli

La première phase du mouvement concerne douze contrôleurs aériens employés sur quatre sites stratégiques : l’aéroport d’Oslo-Gardermoen, celui de Bergen-Flesland, le contrôle d’approche de Gardermoen et le contrôle régional de l’ouest de la Norvège. Le dispositif doit réduire la capacité disponible dans l’espace aérien norvégien et provoquer des effets en chaîne sur les liaisons intérieures et internationales.

Un conflit salarial entre le NFF et Avinor

La grève intervient après deux journées de médiation, les 19 et 20 août, entre l’Association norvégienne des contrôleurs aériens (NFF), Avinor Flysikring et l’organisation patronale Spekter. Faute d’accord avant l’échéance fixée à minuit le 20 août, le préavis a été mis à exécution le vendredi 21 août à 6 h 30, selon le calendrier communiqué avant le mouvement par Avinor. ([kommunikasjon.ntb.no](

Avinor avait prévenu que les conséquences pourraient s’amplifier au fil de la journée, en particulier à Oslo et Bergen. L’opérateur aéroportuaire indique désormais que la grève affecte la capacité de l’espace aérien norvégien et entraîne des retards ainsi que des annulations sur plusieurs arrivées et départs. L’ampleur varie selon les plateformes et les créneaux concernés. ([avinor.no](

Des perturbations susceptibles de s’étendre

Le contrôle d’approche de Gardermoen et le contrôle régional de l’ouest jouent un rôle qui dépasse le seul fonctionnement des tours d’Oslo ou de Bergen. Une diminution de la capacité dans ces secteurs peut ralentir les séquences d’arrivées et de départs, mais aussi affecter des avions traversant l’espace aérien norvégien.

Dans ses premières projections, Avinor anticipait une dégradation progressive vendredi après-midi et en soirée, avec des répercussions sur d’autres aéroports du pays. L’opérateur avait également envisagé des limitations plus importantes durant le week-end, notamment dans l’ouest de la Norvège et à Oslo. Ces prévisions restent susceptibles d’être ajustées en fonction de la durée du conflit et de l’organisation des services prioritaires. ([kommunikasjon.ntb.no](

Les vols opérés par Norwegian peuvent donc être concernés au même titre que ceux des autres compagnies utilisant les infrastructures d’Avinor. Le mouvement social ne constitue pas une grève des salariés de Norwegian : il touche les services de la navigation aérienne, dont dépendent l’ensemble des transporteurs et des exploitants desservant les aéroports concernés.

Les passagers invités à vérifier leur vol

Avinor recommande aux voyageurs de suivre les informations communiquées directement par leur compagnie aérienne. Les horaires affichés peuvent évoluer rapidement lorsque des restrictions de capacité sont appliquées, avec des retards susceptibles de se propager aux rotations suivantes d’un même avion et d’un même équipage.

Les services liés aux missions de recherche et de sauvetage, aux ambulances, à la police et aux forces armées doivent être prioritaires. Le trafic régulier et les opérations d’hélicoptères offshore peuvent, en revanche, être limités afin de maintenir un niveau de sécurité et de capacité compatible avec les ressources disponibles. ([kommunikasjon.ntb.no](

À retenir

  • La grève a débuté le vendredi 21 août 2026 et concerne douze contrôleurs aériens norvégiens.
  • Oslo-Gardermoen, Bergen-Flesland et plusieurs services de contrôle figurent parmi les sites touchés.
  • Des retards et des annulations affectent plusieurs vols ; les passagers doivent consulter leur compagnie aérienne.