La décision des créanciers intervient après plusieurs mois de tensions financières pour le transporteur letton. Elle concerne les obligations en circulation et vise, d’après les informations publiées par FlightGlobal, à préserver les ressources disponibles ainsi que la continuité des opérations pendant la mise en œuvre d’une nouvelle trajectoire économique.
Les modalités détaillées des amendements approuvés n’ont pas pu être corroborées par une publication primaire accessible au moment de la rédaction. Leur adoption constitue néanmoins une nouvelle étape dans un processus engagé publiquement en juillet, lorsque la compagnie préparait une réunion de ses détenteurs d’obligations consacrée à son financement à court terme.
Une marge de manœuvre financière à court terme
Avant cette réunion, airBaltic avait indiqué rechercher un financement intermédiaire afin de disposer d’une plateforme financière plus stable pendant la révision de sa structure de capital. Le gouvernement letton avait parallèlement donné au ministère des Transports un mandat pour participer au vote des créanciers.
L’exécutif avait précisé que les discussions devaient notamment porter sur des solutions de financement et sur le report de paiements d’intérêts obligataires. L’objectif affiché était de soutenir la gestion de la liquidité durant l’application du nouveau plan d’affaires de la compagnie.
L’accord désormais rapporté avec les créanciers ne règle donc pas, à lui seul, l’ensemble des besoins financiers d’airBaltic. Il doit surtout éviter que les échéances liées à la dette ne réduisent trop rapidement les liquidités disponibles, tandis que le transporteur cherche encore à sécuriser des ressources supplémentaires.
Une recapitalisation encore en attente
Le dossier reste lié à un projet plus large de recapitalisation, dont l’approbation et les conditions définitives ne sont pas encore établies publiquement. Cette opération doit accompagner une réorganisation de la compagnie et une réduction de la flotte exploitée, présentée comme l’un des leviers permettant d’adapter les coûts et les capacités.
Le gouvernement letton avait déjà approuvé, le 30 juillet, la mise en œuvre d’un nouveau plan d’affaires. Il avait alors souligné l’importance stratégique d’airBaltic pour les liaisons internationales de la Letton, tout en demandant que la stabilisation du transporteur repose sur des principes économiques soutenables.
Le calendrier financier reste serré. En avril, le Parlement letton avait autorisé un prêt public à court terme de 30 millions d’euros, remboursable en principal et intérêts au 31 août 2026. Les autorités avaient elles-mêmes reconnu le risque qu’un remboursement dans les délais soit impossible ou que d’autres solutions, comme une restructuration ou une conversion en capital, deviennent nécessaires.
Des opérations maintenues pendant la restructuration
airBaltic poursuit ses vols pendant ce processus. Les autorités lettones avaient indiqué fin juillet que le programme aérien prévu continuait d’être assuré, malgré les discussions portant sur la dette et le financement de la compagnie.
L’évolution du réseau et de la flotte dépendra toutefois de la version définitive du plan de restructuration ainsi que des capitaux qui pourront être mobilisés. L’accord des détenteurs d’obligations réduit une contrainte immédiate, mais le résultat de la recapitalisation restera déterminant pour la capacité d’airBaltic à stabiliser durablement ses finances.
À retenir
- Les créanciers obligataires d’airBaltic ont accepté des amendements destinés à préserver sa liquidité, selon FlightGlobal.
- La compagnie recherche toujours un financement intermédiaire et l’approbation de son plan de recapitalisation.
- Le Parlement letton avait autorisé en avril un prêt public à court terme de 30 millions d’euros, assorti d’une échéance au 31 août 2026.